Championnats du Monde 2002
 

Les championnats du Monde ont eu lieu à Nagano, Japon.
Laetitia termine 12ème. Résultats complets en cliquant ici.


Quand es-tu partie pour Nagano ? Comment s'est déroulé le voyage?
Nous (ndlr : avec le reste de l'équipe de France) sommes partis de Paris le 11 mars 2002 au soir. Le voyage a été soit disant très long, mais je ne m'en suis pas rendue compte car j'ai dormi dans l'avion pendant 10 heures... C'est donc passé très vite ! Arrivés à Tokyo, nous avons pris un bus en direction de Nagano, durant 5 heures environ. Nous avons fait une " pause-dîner " sur une aire d'autoroute japonaise ! J'ai pris l'option riz blanc pour ne pas me tromper et tomber malade dès mon arrivée... Nous sommes arrivés à Nagano vers minuit et des poussières le lendemain de notre départ.

Où es ce que tu logeais ?
On logeait dans un hôtel à 30 minutes de la patinoire. J'avais une grande chambre, ce qui est rare dans un hôtel japonais !

Comment se déroulaient tes journées?
Comme toujours : lever, petit déjeuner, entraînement, déjeuner, entraînement, dîner, puis coucher. Rien de bien excitant !
Je suis allée une fois dans le centre ville de Nagano. Et le dernier jour, j'ai fais la visite de maisons de Samouraï, c'était l'horreur, et pas très intéressant...

Tes entraînements pendant ces quelques jours passés au Japon ?
Les premiers jours c'était très difficile, à vrai dire j'avais la tête en bas... C'est pour ça que nous sommes arrivés tôt à Nagano, il fallait se remettre la tête sur les épaules ! Le décalage a été très dur, d'autant plus qu'on se remettait à peine du décalage de Salt Lake City...
Les jours qui suivirent, je suis montée en puissance. Et comme d'habitude j'éprouvais des difficultés sur le triple Lutz, mais je ne me suis pas inquiétée car j'étais persuadée de le réussir lors de la compet. Parfois, on a des certitudes...


As-tu ressenti quelque chose de particulier lors de cette compétition, sachant que c'était sûrement la dernière ? Une certaine émotion ?
J'ai réellement profité de cette compétition à partir du moment où j'ai accepté le fait d'arrêter. Je me suis mise devant une glace en me disant qu'il était temps de choisir de passer à autre chose.
Lors de l'entraînement du matin du short l'émotion était tellement grande que j'en ai pleuré... C'est dur de se dire que c'est la dernière compétition...
Après mon libre, j'ai pleuré pendant trois quart d'heure, non pas en raison du résultat, mais tout simplement parce que je me suis rendu compte que c'était la dernière. .. Il est vrai que cela fait 13 ans que je fais la même chose, et le fait de se dire que l'on doit va casser ce train-train, ...ça fait bizarre... C'est là que l'on se demande comment va être rythmer le futur.



 

© Copyright P. Boyé B. Noel
2001-2003